1. Les valeurs
Quelles sont les valeurs de gauche, progressistes et socialistes ? Leur définition ? Leur évolution ?
2. L’affiliation
Quels sont les objectifs de l’affiliation ? Le militantisme ou le clientélisme ? L’ancrage local en vue des élections communales ? Une citoyenneté plus responsable, plus informée ?
3. Les élus
Pourquoi se présenter aux élections ? Comment devient-on un élu ? Quelle sont les relations des élus avec la base (base à différents échelons : local, régional, fédéral) ?
4. Le militantisme
Quand, comment, pourquoi et où pouvons-nous être des militants (efficacité, solidarité, soutien à un mandataire en particulier, …) ?
5. Les combats
Quels furent les combats historiques de notre parti ? (Parti Ouvrier Belge, Parti Socialiste Belge, Parti Socialiste). Et aujourd’hui ? Quels rôles remplissent les militants et les élus dans ces combats ? L’évolution de notre logo, de la Rose au Poing au rectangle rouge avec 2 lettres est-il significatif, symbolique d’une certaine évolution de la manière de faire la politique ?
Autant de thèmes et de questions abordés lors de nos rendez-vous programmés les 7 février et 6 mars. D’autres rendez-vous portant sur ces thèmes suivront. Nous en définirons ensemble le calendrier
Les Combats marquants du socialisme belge:
L’industrialisation de la Belgique donne naissance à la classe ouvrière, qui spontanément réagit contre ses pénibles conditions de vie et de travail. C’est dans ce contexte que se crée le Parti Ouvrier Belge en 1885.
- Le Suffrage Universel.
Suite aux émeutes de 1886 et à l’échec de ce mouvement de révolte, le POB souhaite conquérir le pouvoir par la voie légale et parlementaire en s’engageant à fond dans la lutte pour le Suffrage Universel. Il mène dans ce but trois grèves générales, si bien qu’en 1893, après de violentes émeutes, le suffrage universel tempéré par le vote plural (certaines personnes ont plusieurs voix) remplace par le suffrage censitaire (basé sur les ressources financières).
En 1902 une nouvelle grève générale en faveur du suffrage universel pur et simple, est un échec. En 1913, une grève longuement préparée se déroule sans violence et se clôt sur la promesse d’une révision de la Constitution. Mais le contexte international impose la patience…
C’est à la fin de la première guerre mondiale, en 1919, que le suffrage universel pur et simple est instauré. A cette occasion, alors que la majeure partie du POB s’y oppose, les femmes conquièrent le droit de vote aux élections communales et provinciales. Ce droit est élargi à toutes les élections après la seconde guerre mondiale (1948).
Après, une longue parenthèse, la question du droit de vote réapparait fin du 20ème siècle. Ainsi, le Droit de Vote pour les citoyens de l’union Européenne résidents sur le sol belge est accordé en 1998 (Elections Communales et Provinciales). Ensuite, c’est après de longs débats que le PS et d’autres partis obtiennent son extension à tous les immigrés (29 mars 2004).
- Luttes sociales, économiques et institutionnelles.
Avant 1914, malgré de multiples mouvements de grève, les échecs sont bien plus nombreux que les succès dans le combat pour l’amélioration des conditions de vie et de travail. Néanmoins, en 1914, l’instruction obligatoire met un terme au travail des enfants et permet leur émancipation.
Après la guerre et la loi Vandervelde contre l’alcoolisme (1919), c’est l’heure des premier grands acquis sociaux : loi sur les loyers et création de la Société nationale des habitations à bon marché (arrêté royal du 21 avril 1920) et pensions de vieillesse (14 juillet 1920). Viennent ensuite la Journée des Huit Heures (de travail par jour et de 48h par semaine - en 1921) et le système obligatoire d’allocations familiales (1930). Durant la crise économique des années 30, le P.O.B. propose l’adoption du Plan du Travail afin de résorber le chômage (1934). Celui-ci vise à instaurer un régime d’économie mixte, Bien que pièce maîtresse des campagnes électorales du Parti, le plan ne sera jamais totalement appliqué.
En 1936, venu du port d’Anvers, un mouvement de grève démarre pour revendiquer, outre une hausse salariale, la semaine des 40 heures, des mesures légales pour garantir le plein exercice de la liberté ouvrière et une semaine de congés payés. Le pays est paralysé par le mouvement mais, dès le 22 juin, la Commission Syndicale décide la reprise du travail après avoir obtenu satisfaction.
Grèves pour les congés payés Herstal 1936
- Antifascisme et résistance.
Dans les années 30, le POB s’engage contre la montée des forces antidémocratiques (Mussolini, Hitler, Franco). Les Milices de défense ouvrières (MDO), crées par le P.O.B., ont pour mission de préserver la démocratie et de faire barrage -par le force si il le faut- aux milices fascistes. De 1936 à 1939, la guerre civile fait rage en Espagne, entre les partisans de Franco et les républicains. Ceux-ci seront largement soutenus par le monde socialiste belge.
Après la débâcle militaire, le 28 mai 1940, Henri de Man (à la tête du POB) décrète la dissolution du parti et s’oriente vers la collaboration. Cependant, de nombreux militants entrent dans la clandestinité et créent les premiers noyaux de résistance. A Liège, René Delbrouck et Charles Rahier lancent un journal clandestin : Résurrection, qui portera plus tard le titre de Monde du Travail. Avec ses collaborateurs, il forme le Comité fédéral du parti et rentre en contact avec les groupes bruxellois, wallons et flamands. Ensemble, ils signent le 1er mai 1941 le manifeste du mouvement socialiste belge. En 1942, le Parti Socialiste Belge est créé à l’initiative du mouvement clandestin.
- De la guerre au fédéralisme.
C’est en 1944 et à l’initiative de Léon-Eli Troclet que naît la sécurité sociale. Il s’agit d’un système complet d’assurance, basé sur le principe des l’obligation et de la contribution financière des travailleurs, des employeurs et de l’Etat. Cinq secteurs sont désormais pris en charge par l’Office National de Sécurité Sociale (ONSS) : l’assurance-vieillesse, l’assurance maladie-invalidité, les allocations familiales, les allocations de chômage et les vacances annuelles.
Après la Seconde Guerre mondiale, la Belgique est déchirée par la question royale. Si le PSB et les libéraux considèrent que l’attitude de Léopold III pendant et après la guerre fut inacceptable, le PSC/CVP milite activement en faveur de son retour. Une consultation populaire, organisée le 12 mars 1950, se prononce en faveur du retour du roi mais laisse apparaître de graves déséquilibres entre la Flandre d’une part, et la Wallonie et Bruxelles d’autre part. Cependant une autre lecture d la Question Royale suggère que ce sont surtout les grands centres industriels, qu’ils soient du Nord ou du Sud, qui se montrent hostiles au retour du Roi. Le roi rentre en Belgique le 22 juillet. On assiste alors à un vaste mouvement d’opposition, des affrontements violents ont lieu et on dénombre plusieurs morts à Grâce-Berleur. Finalement, le roi abdique laissant la place à Baudouin, son fils aîné.
Fin des années 50, le chômage augmente, en particulier dans les secteurs traditionnels de l’industrie (textile, mines,…). Le PSB prépare un vaste mouvement de grève et reprend à son compte le programme de la FGTB en matière de réformes de structures. Les violentes grèves de l’hiver 60-61 témoignent de l’opposition au projet de loi unique destiné à assainir les finances publiques. Progressivement, la revendication première s’efface au profit d’une connotation communautaire. Les socialistes wallons – Joseph-Jean Merlot, André Cools ou le syndicaliste André Renard – adoptent un discours fédéraliste.
Ce qu’on n’appelle pas encore l’ « institutionnel », s’apprête à bientôt occuper une place importante dans les revendications socialistes ; le fédéralisme et ses nombreuses réformes de l’Etat sont en marche… L’année 1970 marque le début du processus de réforme de l’Etat. La révision de la Constitution consacre simultanément l’existence de trois communautés culturelles (flamande, française et allemande) et de trois régions (flamande, wallonne et bruxelloise) et fixe leurs compétences respectives. La Belgique devient un Etat fédéral.

Grèves de 60-61: Emeute devant le journal "La meuse"
Les Conquêtes.
-> Politique : Le principal acquis du P.O.B. le suffrage universel.
->Social : de nombreuses lois sociales vont être adoptées, améliorant sensiblement la condition ouvrière :
- instruction obligatoire (1914) ;
- loi Vandervelde contre l’alcoolisme (1919) ;
- loi sur les loyers et création de la Société nationale des habitations à bon marché (arrêté royal du 21 avril 1920) ;
- pensions de vieillesse (14 juillet 1920) ;
- limitation à huit heures de la durée de la journée de travail et semaine de 48 heures (14 juin 1921) ;
- liberté syndicale ;
- système obligatoire d’allocations familiales (1930) ;
- octroi d’une semaine de congés payés et semaine de 40 heures (8 juillet 1936) ;
- en 1944, à l’initiative de Léon-Eli Troclet, naît la sécurité sociale.
->Institutionnel : L’année 1970 marque le début du processus de réforme de l’Etat. La révision de la Constitution consacre simultanément l’existence de trois communautés culturelles (flamande, française et allemande) et de trois régions (flamande, wallonne et bruxelloise) et fixe leurs compétences respectives. La Belgique devient un Etat fédéral.

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